Le saviez-vous ?

Voici la répartition des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, par secteur (rapport de GIEC d’octobre 2018) : l’industrie avec une part de 32%, suivie par l’élevage, l’agriculture et la déforestation avec 25%, le bâtiment avec 18,5% (construction, entretien, chauffage), le transport avec 14%, les autres énergies pour 9,6%.

On cite le CO2, issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) mais aussi le bois. Il contribue à 70% des émissions de gaz à effet de serre. Les pays les plus émetteurs sont la Chine, les USA, l’Inde, la Russie, le Japon, l’Allemagne. Mais le CO2 n’est pas le seul, il y a aussi le protoxyde d’azote. Il représente 16% des gaz à effet de serre et provient pour deux tiers ou les trois quarts des activités agricoles et d’élevage industrielles (engrais azoté en excès, fumier, lisier, résidus de récolte), de produits chimiques comme l’acide nitrique et des émissions des voitures. Son pouvoir réchauffant est 300 fois plus important que celui du CO2. Par ailleurs, il est devenu l’ennemi n°1 de la couche d’ozone. Le méthane, gaz dû à l’élevage (flatulences des bovins), à l’extraction et à la combustion des énergies fossiles ainsi qu’aux rizières a un pouvoir 25 fois plus réchauffant que celui du CO2. Il est responsable de 13% des émissions à effet de serre. Il existe une autre catégorie de gaz très pernicieux, du nom de « gaz fluorés ». Il s’agit des hydrofluorocarbures (HFC), perfluorocarbures (PFC), de l’hexafluorure de soufre (SF6), responsables de 2% des émissions. Ce n’est pas beaucoup mais leur pouvoir réchauffant est considérable. 1 kilo de ces gaz vaut 1 300 à 24 000 fois 1 kilo du CO2 ! Ces gaz ont été créés par l’homme. Ils sont dus aux équipements du froid (réfrigérateurs, climatiseurs, camions frigorifiques, chambres froides…)

Autre sujet inquiétant, l’épuisement du phosphore.

En effet, il faut tenir compte de l’épuisement de nos ressources non renouvelables au cours du siècle, entre autres l’épuisement de l’eau. Entre la moitié et les deux tiers de l’humanité devraient être en situation dite de stress hydrique en 2025 selon l’ONU, du fait du réchauffement climatique, de l’agriculture et de l’élevage industriels qui prélèvent 70% de l’eau disponible, de l’industrie (20%) et la consommation domestique (10%). En ce qui concerne les matériaux et hydrocarbures, 16 d’entre eux seront épuisés entre 2012 et 2040 : en 2022, l’argent (utilisé dans le nucléaire, les écrans tactiles…), le chrome, l’or, le zinc, dans moins de 10 ans, l’étain, le plomb, le diamant, l’hélium et le cuivre d’ici 2040. Avant 2050, l’uranium, le cadnium, du nickel et du lithium. On n’aura plus de pétrole en 2050, de gaz naturel 2072 et de fer en 2087.

Concernant le phosphore, le problème est vital, car sans lui la vie n’est pas possible. C’est un élément fondamental du vivant, indispensable aux écosystèmes naturels et ce n’est pas une ressource renouvelable ! Certaines sources parlent d’épuisement dans 40 ans ou 90 ans au rythme d’extraction minière actuel. Son épuisement est dû à sa surexploitation comme engrais dans l’agriculture industrielle, qui utilise 90% du phosphore extrait. Il est urgent de réduire au maximum les engrais phosphatés synthétiques, qui sont déversés en très grand excès par rapport aux besoins des plantes. Il est impérieux de mettre un terme à ce gaspillage colossal et mortel en mettant fin aux pratiques de l’agriculture industrielle.